Glissez le curseur pour comparer · Source : IGN — Licence Ouverte Etalab 2.0
Au début des années 1950, le plateau de la Plagne (Savoie), à près de 2 000 mètres d'altitude, n'est qu'un alpage parsemé de quelques chalets, marqué par une ancienne mine de plomb argentifère. Soixante ans plus tard, c'est l'une des plus grandes stations de ski du monde. Faites glisser le curseur : la transformation saute aux yeux.
Avant la station, le site vit au rythme de l'alpage et d'une mine de plomb argentifère exploitée sur les hauteurs. L'économie de montagne décline, et les communes de la vallée cherchent une alternative. En 1960, quatre d'entre elles — Aime, Bellentre, Longefoy et Macôt-la-Plagne — s'associent pour créer une station de toutes pièces sur le plateau.
La Plagne ouvre en décembre 1961 avec deux téléskis, quatre pistes et environ 200 lits. C'est l'archétype de la « station intégrée » : pensée d'un bloc par l'architecte Michel Bezançon, elle empile des mégastructures de béton à flanc de plateau et sépare les voitures des skieurs, skis aux pieds depuis la chambre. Vue du ciel, la trame des bâtiments et des remontées remplace l'alpage.
Le plateau de la Plagne, vue large : l'emprise de la station
De deux téléskis, La Plagne grandit en une dizaine de stations-villages réparties sur le plateau et en vallée. En 2003, le téléphérique Vanoise Express la relie aux Arcs pour former Paradiski, l'un des plus vastes domaines skiables du monde. L'alpage de 1950 est devenu une ville de neige.